RE 2020 : des solutions innovantes


La RE 2020 applicable aux constructions neuves est un des piliers de la stratégie nationale bas carbone, dont l’objectif est d’assurer la neutralité carbone des activités de notre pays en 2050. Ses normes sont certes plus contraignantes pour le gaz, mais elles ne l’interdisent pas ! L’hybridation des systèmes gaz et le développement accéléré du gaz vert laissent prédire que le gaz restera durablement présent dans la construction tout en contribuant à la transition carbone.

Le bâtiment, au cœur de la transition énergétique

Pour réussir la transition énergétique vers la neutralité carbone, il faut concilier trois enjeux :

  • réduire les consommations d’énergie puis verdir le reste des énergies consommées ;
  • garantir la sécurité d’approvisionnement de notre système énergétique et notamment disposer des capacités qui permettent de répondre aux pointes de demande en hiver, ce qui impose de préserver un mix énergétique diversifié ;
  • maintenir la soutenabilité économique de cette transition pour les consommateurs comme pour les finances publiques et la filière de la construction.
Pour toutes ces raisons, nous sommes convaincus que le gaz restera durablement présent dans la construction

Avec l’entrée en vigueur de la RE 2020, certaines solutions techniques, et notamment celles qui consomment exclusivement du gaz naturel, vont progressivement disparaître dans les maisons individuelles. Elles seront remplacées par des solutions plus performantes encore, telles que les solutions hybrides gaz. Par ailleurs, le réseau gaz se verdit : le biométhane remplace progressivement le gaz naturel, ce qui va améliorer la performance environnementale future des bâtiments.

« Pour toutes ces raisons, nous sommes convaincus que le gaz restera durablement présent dans la construction », indique Stéphanie Cadrieu, responsable réglementation environnementale au sein de la Direction du Développement de GRDF.

En savoir plus sur les enjeux du gaz dans la transition énergétique et sa place dans la RE 2020 

Cap sur l’hybridation

Les solutions hybrides gaz vont se diversifier pour répondre plus largement à ces enjeux. L’une d’elle est déjà mature pour la maison : il s’agit de la pompe à chaleur hybride gaz (PAC hybride gaz), qui associe un module PAC air/eau à une chaudière gaz à très haute performance énergétique (THPE), dans un ensemble packagé.

L’association de ces deux technologies permet de tirer le meilleur parti de chaque sous-système, en fonction des paramètres de régulation. Ainsi, selon la température extérieure, la régulation peut mobiliser l’un et/ou l’autre mode énergétique. Elle permet d’atteindre des niveaux élevés de performance en énergie primaire et en émissions de GES. La PAC hybride gaz assure la production de chauffage et l’eau chaude sanitaire. Selon les estimations d’Uniclima, les industriels auraient livré quelque 1 700 pompes à chaleur hybrides gaz en 2020 en France.

La PAC hybride gaz permet de répondre aux seuils annoncés dans la RE pour 2022 en maison individuelle. Côté logement collectif, des développements sont en cours du côté des industriels pour concevoir les solutions hybrides et les rendre compatibles avec les seuils annoncés pour 2025.

 

L’hybride, associer le meilleur des deux énergies

L’hybride, associer le meilleur des deux énergies

 

Assurer l’avenir des solutions gaz est un enjeu de mix énergétique au plan national, mais aussi de confort et de coût de l’énergie pour les clients. Comme le rappelle un récent rapport RTE-Ademe, les pompes à chaleur hybrides gaz permettent de réduire la pointe électrique sans augmenter les émissions de GES (cf. schéma ci-dessus), tout en étant équivalentes à l’achat à des PAC électriques.

L’enjeu du biométhane

Le gaz restera durablement présent dans le mix énergétique du pays, il est indispensable à la transition vers la neutralité carbone en 2050. Pour GRDF, cette transition passe par le biométhane : le développement de ce gaz vert doit permettre de couvrir 30 % des besoins nationaux en 2030. L’Ademe a d’ailleurs confirmé dès 2018 la faisabilité d’un scénario 100 % gaz renouvelable en 2050, intégrant les gaz verts issus de la méthanisation, de la pyrogazéification et du power to gas. Déjà, la capacité maximale d’injection du biométhane représente l’équivalent d’1 million de logements neufs. Elle sera multipliée par 5 d’ici 2025, grâce à un gisement très important en France, encore largement inexploité.

Plusieurs dispositifs sont à l’étude par le ministère de la Transition écologique pour que le biométhane soit être pris en compte en tant qu’EnR et soit ainsi valorisé dans les bâtiments neufs. Les ONG et la filière de la construction soutiennent cette démarche. Une première étape a été franchie avec l’inscription dans la base carbone Ademe du contenu carbone du biométhane, fixé à 44,4 gCO2/kWhPCI* (contre 227 gCO2/kWh PCI pour le gaz naturel).

* Source : Base carbone® (ademe.fr)

 

Le biométhane, un levier bas carbone pour le bâtiment neuf

Le biométhane, un levier bas carbone pour le bâtiment neuf

 

Pour soutenir le développement du biométhane GRDF porte en particulier le mécanisme « Methaneuf ». Ce dispositif règlementaire permettrait aux maîtres d’ouvrage de contribuer au financement du développement de nouvelles capacités de gaz renouvelables afin de décarboner la consommation future des bâtiments neufs alimentés en gaz.

 

Le principe de Méthaneuf