Biométhane, une énergie renouvelable au service de votre transition écologique


Le biométhane est une énergie renouvelable en plein essor. Il représente dès aujourd’hui une énergie aux multiples atouts pour les entreprises et les établissements qui souhaitent agir pour le climat et réduire leur impact carbone.

Un gaz 100 % renouvelable, les mêmes usages que le gaz naturel

Le biogaz est un gaz 100% renouvelable produit localement à partir de résidus agricoles, d’effluents d’élevage et de déchets des territoires. Après épuration, il atteint le même niveau de qualité que le gaz naturel et peut donc être injecté dans les réseaux. On l’appelle alors biométhane. Tout comme le gaz naturel, il sert à chauffer, cuisiner mais pas seulement… Utilisé comme carburant (BioGNV), il offre une solution économique et écologique pour le transport de marchandises et de personnes.

Un gaz vert au contenu carbone extrêmement faible

Il se distingue du gaz naturel sur un point essentiel : son contenu carbone. L’analyse de cycle de vie réalisée en 2017 par le cabinet Quantis a établi que les émissions totales nettes du biométhane produit en France, injecté dans le réseau et consommé dans le résidentiel et le tertiaire, est 10 fois inférieur à celle du gaz naturel. Avec 23,4 g de CO2eq/ kWh PCI, ce contenu carbone est comparable aux énergies renouvelables électriques. Comment ? Parce que les émissions liées à la combustion du biométhane sont totalement compensées en amont par la photosynthèse des déchets qui ont servi à sa production. Cette valeur prend en compte les émissions de gaz à effet de serre induites par la production de biométhane, mais aussi les réductions d’émissions apportées grâce à la méthanisation dans les secteurs agricoles et des déchets, c’est donc la valeur de référence qui démontre l’intérêt de la filière. Un atout pour atteindre les objectifs fixés aux niveaux européen et national en matière de transition énergétique. Et un moyen de décarboner vos activités avec une énergie produite localement.

 

Infographie émissions de gaz à effet de serre (GES) du biomethane | GRDF

Comment vous fournir en biométhane ?

Il est possible d’acheter du biométhane partout en France, même si votre entreprise ou votre établissement est situé à des dizaines de kilomètres d’un point d’injection. Un mécanisme de garanties d’origine permet en effet de décorréler la consommation physique de la molécule de biométhane de sa vente contractuelle à un client. Il assure la traçabilité du biométhane injecté dans les réseaux de gaz naturel et les transactions associées (provenance, volumes, etc.). Vous pouvez ainsi souscrire une offre « gaz vert », en choisissant le pourcentage de biométhane compris dans votre contrat d’énergie.

Produire du gaz vert sur votre site

Les entreprises ou institutions susceptibles d’être intéressées par la production de gaz vert sont nombreuses, que ce soit pour un usage direct ou à des fins d’injection :

  • Les entreprises industrielles soumises aux quotas de CO2 ;
  • Les industries fortement productrices de déchets organiques ou végétaux
  • Les restaurations collectives d’établissements hospitaliers ou d’enseignement, qui ont d’ores et déjà l’obligation de trier leurs biodéchets et de les valoriser ;
  • Les sites équipés d’installation de traitement des effluents ;
  • Etc.

Les grandes étapes d’un projet

Les grandes étapes d’un projet

 

Vous avez un projet de méthanisation et d’injection dans le réseau de gaz naturel ?

GRDF vous accompagne dès le début de votre réflexion.

 

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Une filière en plein essor

La filière biométhane a connu en moins de 10 ans un essor remarquable. Le premier site de méthanisation a injecté du gaz vert dans le réseau en 2013. La capacité d’injection de biométhane dans les réseaux gaziers atteint 4 TWh, soit l’équivalent de la consommation de plus de 1 million de logements neufs se chauffant au gaz vert ou de 16 496 bus roulant au BioGNV. Malgré la crise, le nombre de sites de méthanisation a doublé en 2020. Plus de 1 160 projets sont à l’étude illustrant la croissance rapide de la filière.

 

Cartes Gaz vert : le nombre de sites de méthanisation raccordés aux réseaux gaziers multiplié par 5 en 3 ans | GRDF

Gaz vert : le nombre de sites de méthanisation raccordés aux réseaux gaziers multiplié par 5 en 3 ans

Le gaz vert correspond aux attentes de la société et aux enjeux de la transition écologique : soutenir une agriculture durable, réduire les gaz à effet de serre, préserver la biodiversité, contribuer à l’atteinte de la neutralité carbone en 2050. Il répond aussi aux enjeux économiques et sociaux : relocaliser de l’activité en France, dynamiser une filière industrielle française-européenne, dynamiser les territoires ruraux, tendre vers l’indépendance énergétique.

En France, plus de 1 160 projets sont inscrits dans la file d’attente du registre de capacité biométhane de l’ensemble des opérateurs de réseau de gaz (dont GRDF) pour une capacité totale d’injection attendue de plus de 26 TWh/an. La loi de Transition Énergétique pour la Croissance Verte (LTECV) fixe un objectif de 10 % de gaz renouvelable dans les réseaux d’ici 2030. Au vu du potentiel de la méthanisation et de la dynamique observée, l’ensemble des acteurs engagés dans cette filière estime qu’il est possible d’aller au-delà de ces 10%.

Demain, de nouveaux gaz verts

En France, les trois grandes filières de production de gaz renouvelable - la méthanisation, la pyrogazéification et le power-to-gas - pourraient permettre de couvrir entièrement la demande de gaz à l’horizon 2050.

GRDF a l’ambition d’accélérer le verdissement du gaz distribué en France et prépare la nouvelle génération de gaz verts.  GRDF renforce son implication dans la transition écologique en élargissant ses investissements d’innovation et de recherche et développement sur les gaz renouvelables. Dans le cadre du groupe de concertation sur l’injection d’hydrogène et de méthane de synthèse créé fin 2019, GRDF se mobilise aux côtés des acteurs de la filière et en lien avec les pouvoirs publics, les fédérations professionnelles d’équipementiers et les fédérations professionnelles des grands secteurs industriels consommateurs de gaz, pour définir les modalités d’injection de tous les gaz renouvelables dans le réseau de gaz, au-delà du biométhane.

GRDF est impliqué dans de nombreux travaux et projets de recherche sur l’hydrogène. GRDF mène un programme avec d’autres opérateurs français notamment sur les questions de compatibilité à différents taux d’hydrogène. Trois solutions sont explorées : mélange H2/gaz naturel, méthanation et des réseaux 100% H2. Le projet GRHYD, pionnier en France, a confirmé la faisabilité technique de l’injection d’hydrogène en mélange dans un réseau neuf (20% en volume).

En 2020, GRDF a lancé un appel à projets pour travailler en condition réelles sur la voie méthane de synthèse pour des projets adossés à la méthanisation et un appels à projets por un démonstrateur de pyrogazéification. GRDF pilote aussi une concertation avec des représentants des usages, raccordés aux réseaux, pour identifier des solutions optimales d’intégration des nouvelles filières de gaz renouvelables.

  • La pyrogazéification
    Ce procédé permet de valoriser des divers déchets résiduels secs non fermentescibles et des combustibles solides de récupération (CSR) au travers de la production d’électricité, de chaleur ou de gaz injectable dans les réseaux.

 

  • Le power-to-gas
    Le Power to Gas consiste à transformer l'électricité renouvelable en hydrogène par électrolyse de l'eau, hydrogène qui peut ensuite être injecté dans le réseau de gaz naturel en l'état, ou après une étape de méthanisation, qui consiste à l'associer à du CO2 pour le convertir en méthane.

Schéma Power to gas | GRDF

 

Exemple de projet de décarbonation dans le secteur de la transformation agricole

Une sucrerie allège son bilan carbone grâce à la méthanisation

À Artenay, Tereos a construit la première unité de méthanisation au monde utilisant uniquement des résidus de distillation de betterave. Le biogaz produit est utilisé dans les chaudières et réduit ainsi la consommation d’énergies fossiles et les émissions de CO2.
 
  • Montant de l’investissement : 4,3 millions d’euros, dont 35 % éligibles aux subventions Ademe.
  • Production de 30 GW de biogaz par an, soit 50% des besoins thermiques de la sucrerie-distillerie et 6 900 tonnes CO2eq. évitées par an.