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15.11.2021 - 11H42

Quand les bureaux parisiens se transforment en logements

5 minutes de lecture


Deux bâtiments mitoyens à usage professionnel de la rue de Mouzaïa, dans le XIXe arrondissement de la capitale, ont récemment fait l’objet d’une vaste réhabilitation pour se muer en logements. Avec, à la clé, une vraie perspective durable.

Une opération aussi exemplaire que complexe de transformation de bureaux en logements


« Une tache dans le quartier ». C’est ainsi que les riverains parlaient de l’immeuble du 58, rue de Mouzaïa, dans le XIXe arrondissement de Paris. Vacant durant de longues années, l’immeuble a même failli être détruit. Or en 2014, soit voici plus de sept ans, « le directeur général et le secrétaire général de la Régie Immobilière de la Ville de Paris, bailleur social de la capitale mieux connu sous son acronyme de RIVP, décident de sauver cet incroyable édifice », se souvient Patrick Rubin, co-fondateur de l’atelier d’architecture Canal Architecture et lauréat du concours pour la réhabilitation des lieux.

« Grâce au dispositif Duflot, la RIVP a pu acquérir ces locaux et ceux, mitoyens, du 66 de la même rue, avec une décote de 80 % de son prix. Mais à une condition : proposer ici au moins 280 logements sociaux », précise Eve Schadeck, chef de projet au sein de la RIVP. Et c’est ainsi que va démarrer une opération aussi exemplaire que complexe de transformation de bureaux en logements. Tellement exemplaire qu’elle a reçu une mention dans la catégorie Rénovation Durable dans le palmarès des Green Solutions Awards 2020-21 décernés par le site Construction 21.

Un héritage architectural surprenant

Au 58-62 bis de cette rue qui descend de la butte Beauregard vers le boulevard Sérurier trône un bâtiment de bureaux de 7 étages. Construit en 1974 par les architectes Claude Parent et André Remondet, il s’agit d’un témoignage dans Paris intra-muros de l’architecture brutaliste, tout de béton brut crénelé, avec quelques pointes en béton. D’abord centre de sécurité sociale, il est abandonné, puis devient un squat d’artistes entre 2012 et 2013. Au 66, mitoyen, se trouvent 5 étages d’anciens bureaux occupés par la Fondation Armée du Salut. Ceux-ci eurent une première vie, puisque le bâtiment abritait à l’origine une usine de machines à coudre. L’endroit témoigne pour sa part d’une architecture industrielle classique du début du XXe siècle.

 

La solution gaz pour accompagner une réhabilitation exemplaire en énergie pour une nouvelle vie

Aujourd’hui, tout a été livré, mais en deux phases. Les travaux ont été menés dans des locaux partiellement habités, l’Armée du Salut étant restée sur place sans discontinuer. Le 58 – 62 bis abrite désormais :

 

 

 

 

 
  • une résidence pour étudiants de 103 logements,
  • 65 logements pour jeunes travailleurs, régis par le Crous de Paris,
  • 14 ateliers d’artistes
  • un espace de co-working de 90 places.

    De son côté, le 66 comprend :
  • un centre d’hébergement d’urgence de 106 logements,
  • de nombreux services partagés utilisés par l’Armée du Salut.

 

Une conservation des signatures artistiques successives

« Cette transformation, en particulier celle du 58, n’aurait pas pu se faire si le bâtiment ne se prêtait pas autant à devenir des logements », souligne Patrick Rubin. « Nous avons été bien servis avec une vraie intelligence du plan intérieur, libre, sans murs porteurs gênants et un double escalier à la Chambord qui permet d’irriguer tout le bâtiment ».

L’architecte a également pu concevoir une rue intérieure qui distribue les accès aux différents programmes. « Nous avons par ailleurs tenu à faire une politesse à Claude Parent en conservant le dessin sériel des fenêtres tout en remplaçant les anciennes structures en aluminium par des fenêtres en chêne qui viennent domestiquer les façades : les règles que nous avons adoptées pour les aspects acoustiques et thermiques ont toutes été définies de manière à ne pas trahir le bâtiment », indique-t-il.

 

 

Un respect qui concerne également les artistes qui ont occupé un temps ces lieux, puisque leur production originale « street art » a également été préservée, faisant ressembler l’intérieur à un hôtel de qualité́.

 

[La solution gaz] s’est présentée ici comme la plus rationnelle pour que le coût des charges des locataires reste abordable, tout en respectant les objectifs de la Ville de Paris en termes de climat.
 

Le choix du gaz, une solution évidente pour la maitrise des coût et le respect de l’environnement

Sur le plan thermique, précisément, « nous avions fait le choix dès 2015 d’installer une chaufferie collective au gaz pour chaque bâtiment », explique Eve Schadeck, Chef de projets immobiliers à la RIVP « Dans le cadre de la réhabilitation l’étude thermique prend en compte la mise en œuvre d’une isolation du bâtiment. Sachant que nous avions la place d’installer des chaudières, nous avons retenu la solution gaz. Elle s’est présentée ici comme la plus rationnelle pour que le coût des charges des locataires reste abordable, tout en respectant les objectifs de la Ville de Paris en termes de climat ».

Une réhabilitation réussie pour un quartier durable

Cet ensemble immobilier accueillera bientôt près de 400 occupants, et constituera un vrai poumon pour la vie du quartier, son activité, ses commerçants. Déjà, les riverains ont changé d’avis. La « tache », avec ses mots doux écrits depuis 1974 dans le béton au pied de sa façade imposante par l’artiste Catherine Val, s’est même transformée en fierté. Presque en totem. « Un bâtiment doit avoir plusieurs vies et nous avons réalisé un travail de passeur », estime Patrick Rubin. « D’ailleurs dans vingt-cinq ou cinquante ans, cet immeuble pourra à nouveau être transformé... ». Comme le dit Eve Schadeck, « toute la pertinence de ce projet a été de suivre cette idée : les deux bâtiments de la rue de Mouzaïa sont déjà prêts pour leur vie d’après ».

 

 

 

 
 

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