Référence en région : passage de l’électricité au gaz pour 3 immeubles Valbenoite

Construits en 1988 à Saint-Étienne (42), les trois immeubles Valbenoite insatisfaisaient les locataires, en raison de charges de chauffage trop élevées. Pour remédier à la situation, Bâtir et Loger a initié des travaux afin de passer, avec succès, de l’électrique à la chaudière individuelle gaz.

Initialement chauffés par dalle avec convecteurs en appoint et cumulus électriques pour l’eau chaude, les 3 bâtiments Valbenoite, à Saint-Étienne (42) avaient fait l’objet d’une première réhabilitation, en 2000 pour diminuer les consommations, et donc les charges des locataires. Une gestion de chauffage multizone a donc été mise en place pour les 27 logements afin d’assurer une température de 19°C dans chacun d’eux. Toutefois, malgré cette solution, les charges restaient élevées. Et les plaintes nombreuses, surtout en période hivernale.

Aussi, la société anonyme d’HLM Bâtir et Loger, en charge de la résidence, a-t-elle choisi d’entreprendre une nouvelle vague de travaux. Elle a opté pour une solution gaz individuelle, avec chaudières murales à ventouse placées dans la cuisine ou la salle de bains afin d’assurer chauffage et production d’eau chaude sanitaire. Les installations ont été calculées pour obtenir une température intérieure de 19° C dans l’ensemble des pièces et 22° C dans les salles d’eau. Afin de responsabiliser chacun des résidents quant à sa consommation, des contrats individuels locataires ont été mis en place.

D’une classe E à une classe D et un gain de confort pour tous

La difficulté majeure de cette rénovation énergétique tenait à ce qu’elle s’opérait en milieu habité. « Les locataires ont été informés par courrier bien en amont, se souvient Franck Garcia, directeur adjoint de Bâtir et Loger. Les opérations ont été bien perçues dès le départ, car elles correspondaient à une prise en compte de leurs besoins. Nous avons procédé par tranche, ce qui a allongé la durée des travaux, mais réduit leur impact sur la vie quotidienne. » Après 2 ans de rénovation, tous les logements disposaient de ce nouveau système de chauffage, servi par des radiateurs acier équipés des robinets thermostatiques (sauf ceux des pièces recevant les thermostats d’ambiance).

Au final, conclut M. Garcia, « le bilan est plus que positif. Le passage au gaz nous a permis de descendre d’une classe énergétique E à une classe D, une moyenne correcte, encore améliorée en changeant les menuiseries bois par des modèles double vitrage à argon en 2015. Aujourd’hui, nous atteignons pratiquement la classe énergétique C. Mais surtout, nous n’avons plus aucune plainte ; les résidents sont contents, le rendu chaleur des radiateurs à eau, qui chauffent le volume global de chaque pièce, est bien supérieur à celui assuré préalablement par les convecteurs ; le confort de vie a été amélioré ; les charges, considérablement abaissées ; le tout, et c’est un point important, sans augmenter les loyers.»