Le biométhane, un gaz 100% local au cœur des projets d’économie circulaire des territoires

Vos projets d’aménagement sont au cœur des stratégies environnementales et sociétales des territoires. Grâce au biométhane, vous pouvez vous engager dans une démarche d’économie circulaire pérenne et vertueuse. Découvrez les bénéfices locaux de ce gaz vert 100% renouvelable.

Le biométhane : une façon de décarboner vos projets d’aménagement durable

Le biométhane est un gaz 100% renouvelable produit localement à partir de déchets organiques, aussi appelés intrants. Ils peuvent être de natures diverses :

  • déchets agricoles (fumier, lisier, etc.),
  • déchets de l’industrie agro-alimentaire (fruits et légumes, déchets d’abattoirs, etc.),
  • déchets urbains (biodéchets ménagers triés, issus de la restauration collective, etc.),
  • déchets industriels (boues industrielles, etc).

Energie décarbonée, comme le démontre l’étude « Évaluation des impacts GES de la production et de l’injection de biométhane dans le réseau de gaz naturel » réalisée par les cabinets Quantis et ENEA en 2017, le biométhane contribue à vos objectifs de neutralité carbone.

Cette étude montre qu’en analyse du cycle de vie, le contenu du biométhane produit et utilisé en France est en moyenne de 23,4g CO2eq/kWh PCI. Cela représente 10 fois moins que pour le gaz naturel et est comparable aux énergies renouvelables électriques et thermiques.

 

Analyse de cycle de vie : moins de Gaz à Effet de Serre grâce au biométhane

 

Bon à savoir : La Loi de Transition Énergétique pour la Croissance Verte (LTECV) fixe un objectif de 10% de gaz renouvelable dans les réseaux d’ici 2030. Au regard de la dynamique territoriale, GRDF estime qu’il est possible d’aller au-delà de ces 10%. Ainsi, à horizon 2023, la production et l’injection de 12 TWh de biométhane dans les réseaux gaziers permettraient, à l’échelle française, une réduction d’environ 2,2 millions de tonnes de CO2eq1.

 

Le biométhane : un moyen de valoriser les déchets organiques des territoires

À l’horizon 2025, l’ensemble des biodéchets des ordures ménagères résiduelles devront être collectées pour être ensuite valorisées.

Avec la méthanisation, il est, d’ores et déjà possible de transformer les matières organiques brutes en matière valorisable. Triés, préparés et introduits dans un méthaniseur, les déchets sont mélangés puis chauffés. Après fermentation des bactéries, ils sont transformés en :

  • digestat, qui est un engrais naturel pouvant remplacer les engrais synthétiques,
  • biogaz, qui, une fois épuré, odorisé et contrôlé par GRDF, prend le nom de biométhane et peut être injecté dans le réseau.

À l’échelle d’un projet d’aménagement, la valorisation en biométhane des déchets organiques des habitants, des entreprises et bâtiments publics représente environ 10% à 15% des consommations énergétiques du quartier.

Pour tout savoir sur la production de biométhane à partir des biodéchets, consultez notre dossier dédié.

 

Le cycle du gaz biométhane

 

La filière biométhane : une opportunité créatrice d’emplois

Les chiffres parlent d’eux-mêmes : en 2018, la filière biométhane a représenté plus de 4 000 emplois directs et indirects et un chiffre d’affaires de 695 millions d’euros. À elle seule, la filière biométhane permet de créer, en moyenne, 3 à 4 emplois locaux non délocalisables par installation2.

Face à des perspectives d’évolution prometteuses et grâce à un ancrage territorial de plus en plus marqué, la filière biométhane n’a de cesse de se structurer et se professionnaliser. Tous ses acteurs montent en compétence au fil du temps et créent plus de valeur.

 

Le biométhane : un soutien pour l’agriculture durable

Le biométhane se positionne au cœur des projets d’économie circulaire locaux. Son développement permet de repenser les pratiques agricoles actuelles et notamment :

  • réduction des odeurs dues à la mise en champs des fumiers et lisiers,
  • diminution du recours aux engrais minéraux liée à l’utilisation du digestat et/ou des Cultures Intermédiaires à Vocation Énergétique (CIVE),
  • impact positif des CIVE sur les cultures principales,
  • préservation de la biodiversité.

La méthanisation accompagne le développement d’une démarche de transition écologique au sein du monde agricole. Un pas de plus vers la bioéconomie.

 

 

1Réduction de GES calculée sur la base d’une substitution du gaz naturel par le biométhane, d’un facteur d’émission de 227g CO2eq / kWh PCI pour le gaz naturel (Source Base Carbone®) et d’un facteur d’émission de 23,4g CO2eq / kWh PCI pour le biométhane (Source Etude ENEA Quantis 2017).
2Source : Panorama du gaz renouvelable 2019

Références GRDF : injection de biométhane, une énergie vertueuse et locale pour tous

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