Le gaz vert, une énergie locale et renouvelable

Publié le 14/06/2018

Avec une émission de CO2 de 10 à 30% inférieure à celle des principaux combustibles fossiles(1), le gaz naturel est déjà l’une des énergies les moins carbonées. Et ce phénomène va s’accentuer dans les prochaines années grâce au gaz vert ! Gaz vert, biométhane, gaz renouvelable… quand le réseau de distribution de gaz naturel passe au vert.

Le gaz naturel, une énergie fossile ? De moins en moins !

Oui le gaz naturel est une énergie fossile, mais à horizon 2030, 30% du gaz distribué sera renouvelable. Le gaz vert est une énergie 100 % renouvelable produite localement à partir de résidus agricoles, d’effluents d’élevage et de déchets des territoires. Après épuration, il atteint le même niveau de qualité que le gaz naturel et peut donc être injecté dans les réseaux. On l’appelle alors biométhane.

Cycle de vie du biométhane - GRDF

Quelle est la différence entre le biogaz et le biométhane ?

Le biogaz est issu de la fermentation des déchets agricoles, verts, ménagers, issus de l’industrie-agroalimentaire, de boues de stations d’épuration ou du captage en décharge. A l’état brut ou après un léger traitement, il peut être valorisé sous forme d’électricité ou de chaleur, voire les deux (cogénération).
Le biométhane est un biogaz qui a subi une épuration grâce à laquelle il atteint le même niveau de qualité que le gaz naturel. Composé à plus de 97% de méthane, il peut être injecté dans les réseaux de gaz naturel et couvrir les besoins des usagers en chauffage, cuisson, eau chaude sanitaire et carburant.

 

Différence entre biogaz et biométhane - GRDF

A noter que le biométhane n’est pas systématiquement plus cher que le gaz naturel pour le client final. Les prix sont fixés de façon autonome par chaque fournisseur.

Une énergie pérenne et locale aux usages multiples

Le gaz naturel a toute sa place dans le mix énergétique. Les ressources sont importantes, la France pourrait produire 100 % de gaz renouvelable en 2050, selon une étude publiée par l’Ademe.
Des solutions innovantes existent et permettent une utilisation conjointe d’appareils au gaz associés à d’autres énergies. De plus l’injection de gaz vert dans les réseaux permet de valoriser une production de gaz renouvelable qui assure, tout comme le gaz naturel, l’eau chaude sanitaire, le chauffage ou encore la cuisson. Et son périmètre va encore au-delà.

Les principaux types de sites d’injection de biométhane :

  • Agricole : site porté par un ou plusieurs exploitants agricoles méthanisant des matières agricoles issues de leur(s) exploitation(s) et éventuellement des déchets du territoire
  • Industriel territorial / déchets urbains : sites méthanisant les déchets du territoire et/ou la fraction organique des ordures ménagères et/ou des biodéchets et éventuellement des matières issues d’exploitations agricoles
  • Stations d’épuration (STEP) : sites méthanisant les boues de stations d’épuration urbaines et industrielles
  • Installation de stockage des déchets non dangereux (ISDND) : décharges sur lesquelles le biogaz naturellement produit par les déchets est capté pour être transformé en biométhane.

Le gaz vert participe aussi à l’économie locale en transformant les déchets et effluents agricoles en ressources renouvelables. C’est toute une chaine qui se met en place autour du gaz vert. Il favorise le développement d’une agriculture durable et pérenne économiquement. Il génère également un coproduit appelé digestat, engrais organique naturel et qui se substitue aux engrais chimiques.
> Découvrez les sites de méthanisation près de chez vous

Aussi utilisé comme carburant (BioGNV), il offre une solution économique et écologique pour le transport de marchandises et de personnes. Il améliore ainsi la qualité de l’air de façon significative tout en réduisant les nuisances sonores des véhicules qui l’utilisent. En tant que carburant, le Gaz Naturel Véhicule (GNV) réduit de 95 % les émissions de particules fines et de 50 % les NOx (émissions de particules d’oxyde d’azote) par rapport au seuil de la norme Euro VI. Entièrement renouvelable et local, le BioGNV offre un bilan carbone quasi neutre avec une réduction de 80% de CO2 par rapport aux véhicules diésel de même génération.

Le biométhane en chiffre(2)

  • 56 sites injectent du biométhane sur l’ensemble des réseaux
  • 49 sites raccordés au réseau de distribution exploité par GRDF
  • 871 GWh/an* de biométhane injectable dans le réseau de gaz naturel, soit l’équivalent de la consommation annuelle de près de 72 577 foyers ou 3 402 bus
  • 90 000 tonnes d’émissions de GES évitées grâce au biométhane en 2017
  • En 2023 ce seraient près de 1 740 000 tonnes de GES évitées.

(1) Source : Extrait des "Chiffres clés Climat Air Energie 2015" (Ademe - mai 2016)
(2) mai 2018

Publié le 14/06/2018


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