GNV/BioGNV : un carburant au service du développement durable des territoires

A l’échelle européenne jusqu’au plan local, la mobilité durable s’inscrit dans les enjeux des territoires et participe à l’atteinte de leurs objectifs en matière de transition énergétique et de qualité de l’air. Solution mature et disponible pour répondre aux défis d’aujourd’hui et de demain, le GNV et sa version 100 % renouvelable, le BioGNV, contribuent dès à présent à l’atteinte des objectifs que se sont fixés, chacun à leur échelle, l’Europe, l’Etat français et les collectivités territoriales.

Les collectivités locales au coeur de la transition énergétique

Au niveau européen, des objectifs ambitieux ont été définis pour réduire les émissions de gaz à effet de serre des états membres et améliorer la qualité de l’air : 40 % de CO2 en moins en 2030 (par rapport à 1990), directive fixant les concentrations de polluants dans l’air à atteindre ou ne pas dépasser, normes Euro pour les véhicules. La décarbonation du transport, l’émergence du carburant renouvelable ou le développement de motorisations performantes et moins polluantes, sont autant de leviers pour y parvenir.

La France a décliné les objectifs européens au travers de la loi de transition énergétique (LTECV) qui fixe notamment, pour les transports, un objectif à 10 % d’ EnR en 2020 puis à 15 % en 2030 (art 43). Cette loi définit également la feuille de route du futur mix énergétique dans la Programmation Pluriannuelle de l’Energie.

Toutefois, les actions concrètes se décident en réalité à un échelon territorial. Les collectivités locales jouent un rôle central au travers, notamment, de leurs exercices de planifications (PCAET). A ce jour, plus de 80 démarches intègrent le GNV dans leurs orientations et plans d’actions mobilité.

De la gestion des déchets au transport durable, les filières biométhane et GNV participent à l'atteinte des objectifs de la loi de transition énergétique

En 2016, 215 GWh de biométhane ont été injectés dans les réseaux de gaz naturel, soit l’équivalent de la consommation annuelle de plus de 17 900 foyers et de 955 bus. Tout en offrant une solution de gestion des déchets et en créant des emplois non délocalisables (entre 2 000 et 3 000 d’ici 2020 d’après un rapport de l’ATEE), la filière biométhane contribue à l’indépendance énergétique des territoires. De plus, au travers de son utilisation carburant, le biométhane (BioGNV) participe au développement d’une économie circulaire. La consommation de GNV/BioGNV est régulière, elle garantit ainsi une demande stable et locale, le biométhane apporte quant à lui une solution de carburant durable.

A ce jour, un peu plus de 290 stations GNV maillent le territoire français et 41 sites (octobre 2017) injectent du biométhane dans les réseaux de gaz naturel. L’Association Française du Gaz Naturel Véhicule (AFGNV) considère qu’il faudrait 250 stations publiques d’ici 2020 et 300 d’ici 2025 pour mailler correctement le territoire et ainsi répondre aux projections de la directive européenne sur le développement d’infrastructures de recharge en carburants alternatifs.
Parallèlement au nécessaire développement des infrastructures, les scénarii croisés de développement du biométhane et du GNV démontrent que l’objectif fixé par la PPE (20 % de BioGNV dans les consommations de carburant en 2023) est tout à fait réaliste.

L’utilisation du GNV/BioGNV, offre aux collectivités et aux entreprises une solution pour atteindre l’objectif de 10 % d’EnR dans les transports d’ici à 2020.