Quels sont les bénéfices locaux du BioGNV pour les territoires en production et en usage ?


Le BioGNV, c’est l’usage du biométhane comme carburant. Son mode de production et son utilisation en local offre des avantages pour le territoire sur lequel il est développé. Il fait pleinement partie d’une économie circulaire vertueuse pour l’environnement et les territoires.

Des avantages pour l’environnement local et les emplois du territoire

Une énergie naturelle et renouvelable

Le biométhane est un gaz 100% renouvelable. Pour fabriquer du biométhane, il faut recourir au procédé de méthanisation, aussi appelé « fermentation anaérobie », puisque le processus a lieu dans un milieu sans oxygène.

Il est produit à partir de déchets issus de l’industrie agro-alimentaire, de la restauration collective, de l’agriculture ou encore de boues de stations déchets. Ces déchets sont stockés dans une grande cuve : le méthaniseur ou digesteur. Des bactéries ont au préalable été introduites dans cette cuve ; de cette manière, les déchets fermentent puis finissent par se transformer en deux éléments distincts

  • Le biogaz, qui contient essentiellement du méthane,
  • Le digestat, un compost résiduel.

Il faut ensuite épurer le biogaz obtenu lors de la méthanisation pour l’injecter dans le réseau. Il peut ensuite être utilisé comme carburant, ou d’autres usages du gaz comme le chauffage, la cuisson ou l’industrie. Il peut ainsi être injecté dans le réseau de distribution de gaz naturel très facilement.

Le biométhane émet 10 fois moins de gaz à effet de serre que le gaz naturel (23 gCO2eq /kWh) soit un niveau comparable à celui des autres énergies renouvelables. Sa production bénéficie des capacités de stockage des infrastructures gazières déjà existantes. On peut donc stocker le biométhane sans investissement supplémentaires sur le réseau de gaz.

Une activité qui génère des emplois

De plus il permet de créer des emplois locaux. D’après le panorama du gaz renouvelable 2019, la filière biométhane permet de créer 4000 emplois non délocalisables dès aujourd’hui et 53 000 à horizon 2030, uniquement sur l’exploitation et la maintenance. Cette production est aussi un levier pour tendre vers l’indépendance énergétique du pays. La filière biométhane participe au développement des activités agricoles en répondant à la problématique de gestion des co-produits.

Une « économie circulaire »

La méthanisation encourage l’exploitation en circuit court. Les unités de traitement devant être le plus souvent possible installées à proximité des stations-service, en alimentation directe des sites de distribution. L’économie circulaire la plus complète s’obtient lorsque les camions qui effectuent le ramassage des déchets sont alimentés avec le biométhane produit localement à partir de ces résidus. Les déchets des entreprises agroalimentaires, des collectivités et des exploitations agricoles sont valorisés, et le produit de leur fermentation distribué localement.

Une filière biométhane engagée pour la Transition Énergétique

 

 

Le développement du bioGNV est totalement lié à l’essor des unités de méthanisation injectant dans les réseaux gaziers.

 

Les projets inscrits au registre des capacités permettent d’ores et déjà d’atteindre les objectifs 2028 de la Programmation Pluriannuelle de l’énergie (PPE) et représentent un potentiel d’avitaillement de près de 900 000 véhicules légers. Le registre des capacités permet d’inscrire les projets des producteurs de biométhane en fonction de leur ordre d’arrivée avec l’attribution d’un numéro qui permettra de prioriser, le cas échéant, les allocations de capacité d’injection sur les réseaux de gaz (transport et distribution) en France.

La dynamique de développement de la filière biométhane est telle qu’elle permet d’envisager 30% de gaz renouvelable dès 2030, au-delà de l’objectif de 10% prévu par la Loi de Transition Énergétique pour la Croissance Verte. L’enjeu pour la filière étant de couvrir l’intégralité de la demande de gaz en France par du gaz renouvelable à l’horizon 2050. Ainsi, les déchets organiques de 4 000 habitants permettent de produire l’équivalent de la consommation annuelle d’une benne à ordures ménagères, soit 184 MWh. (7 000 habitants pour un bus). Le bioGNV est directement consommable et permet de faire profiter les citoyens des bénéfices de la méthanisation.

Des transports locaux au BioGNV

L’énergie circulaire : un cercle vertueux

Grâce à l’utilisation locale du carburant, les collectivités sont au cœur de l’économie circulaire en utilisant le biométhane pour leurs transports ou la collecte des déchets. Vous avez bien compris, il est possible de collecter vos déchets en utilisant un carburant issu de ces mêmes déchets ! C’est le cas par exemple des bennes à ordures ménagères de la ville de Paris.

L’autonomie énergétique des communes

D’autre part, les transports locaux profitent du BioGNV, que ce soit pour des bus de ville ou des transports scolaires. C’est ainsi qu’un bus sur quatre immatriculé en 2019 était un véhicule GNV/BioGNV. Et tout indique que le bilan de l’année 2020 sera identique. Le BioGNV permet donc un transport local respectueux de l’environnement. Il permet aux communes de tendre vers l’autonomie énergétique. En effet certaines utilisent majoritairement le biogaz produit sur leur territoire.

C’est le cas de la métropole de Lille qui fait rouler ses bus avec le gaz produit par les déchets organiques locaux. Ce qui en fait un des réseaux de transports les plus verts d’Europe. Exploitée par Ilevia, filiale de Keolis, la flotte comprend 430 bus alimentés au BioGNV et transporte 200 millions de voyageurs par an. Ce gaz est issu en majorité du centre de valorisation organique (CVO) de l'agglomération, à Sequedin, qui produit à la fois du compost et du biogaz à partir des déchets verts de la population.

Un carburant bénéfique pour la qualité de l’air et la qualité de vie dans les villes

Moins de pollution et moins de bruit

Le GNV/BioGNV est un carburant qui émet naturellement peu de polluants locaux. On constate une réduction de 80% des émissions de CO2 par rapport à un véhicule diesel de même génération. Il émet moitié moins d’oxydes d’azotes par rapport à un Euro VI et 90% de particules en moins. Ce qui lui permet d’obtenir la vignette Crit’Air 1, et de conserver l’accès à toutes les zones à faibles émissions.
D’autre part, rouler au GNV/BioGNV c’est faire deux fois moins de bruit qu’un véhicule diesel. Cet atout est un confort majeur pour les riverains et les conducteurs.

Le BioGNV, un atout pour l’économie circulaire des territoires

Le BioGNV est un carburant au cœur de l’économie circulaire qui offre de nombreux bienfaits pour les territoires et des avantages pour leurs habitants et usagers. Il a des avantages en amont de sa production, puisqu’il participe à une meilleure gestion des déchets et à l’autonomie énergétique des territoires tout en créant de nouveaux emplois. Puis lors de son utilisation puisqu’il participe pleinement à l’amélioration de la qualité environnementale et à la transition énergétique pour une croissance verte.

 

1Source : https://www.grdf.fr/institutionnel/actualite/newsroom/liste/communiques-presse/panorama-du-gaz-renouvelable-2019

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