GNC : déjà 1 véhicule sur 6 roule plus propre


En 2019, 16,7% du GNC (Gaz Naturel Comprimé) distribué en France comme carburant était d'origine renouvelable, c’est-à-dire utilisant du biométhane. C’est donc déjà 1 véhicule gaz sur 6 qui roule grâce à nos déchets organiques.

Rouler à partir de nos déchets, une idée qui plaît aux collectivités et aux transporteurs qui y voient un moyen de réduire de 80% les émissions de gaz à effet de serre. De bon augure pour la lutte contre le réchauffement climatique.

 

Le BioGNC : un vrai engagement écologique de la part des utilisateurs

Quand on sait que le taux d'incorporation de « bio » dans le GNC était d'à peine 1% en 2014, on peut prendre toute la mesure de son impressionnante dynamique de développement en France.

 

Source : observatoire du GNV

 

Cette dynamique est d’autant plus remarquable quand on sait que les utilisateurs qui font ce choix de carburant renouvelable n'y sont pas incités financièrement. Avec un surcoût à la pompe de quelques centimes par kilo, le bioGNC est, en effet, un peu plus cher que le GNC issu du gaz naturel. Il s’agit donc d’un engagement environnemental fort pour ses utilisateurs.

 

Grands groupes, PME, … : ils roulent déjà bio !

Des groupes de la grande distribution comme Carrefour ou Casino ont fait le choix de rouler au bioGNV « made in France » pour les transports de leurs marchandises ou pour la livraison à domicile. Ces engagements, qui s'inscrivent dans une stratégie globale de réduction des émissions de gaz à effet de serre à l'échelle de toute l'entreprise, ne sont, cependant, pas réservés aux grands groupes. Certaines PME ont opté pour le bioGNV comme critère différenciant.

 

Vers une décarbonation rapide de la mobilité gaz ?

Ce taux d'utilisation du bioGNV de près de 17% est le signe qu’avec des mécanismes d'incitation pour les utilisateurs, la mobilité gaz pourrait atteindre très rapidement sa décarbonation complète.

 

Cela est d'autant plus envisageable que les capacités de production de gaz vert suivent largement la demande. En 2019, pour la première fois, la production de biométhane était supérieure à la consommation de GNV en France. Et les perspectives d’injection, évaluées à très court terme à 2 500 GWh, auxquelles s’ajoute une production qui double chaque année, ne laissent aucun doute : la production de biométhane en France couvre durablement les besoins en carburant gaz, aujourd'hui de 1500 GWh et en augmentation de 20% chaque année.

 

Remarquable n’est-ce pas ? D’autant que la filière biométhane n’existait pas en France il y a encore 10 ans.

 

La progression du BioGNC : un exemple à suivre pour les autres carburants

Le bioGNC va largement contribuer à l'atteinte des objectifs Européens RED II (Renewable Energy Directive II) qui impose aux fournisseurs de carburant au moins 14% d'énergie renouvelable dans leurs produits.

 

Plus spécifiquement, cette directive impose une contribution minimale du biogaz et des biocarburants avancés (non issus de cultures alimentaires). Concrètement, en 2030, au moins 3,5% de l’énergie fournie au transport devra être du biogaz ou un autre biocarburant avancé issu de résidus organiques.

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