Une année sous le signe de la biodiversité avec l’outil SIGnal

06 février 2016

Alors que le projet de loi sur la biodiversité fait son chemin entre le Sénat et l’Assemblée nationale, chez GRDF, nous œuvrons d’ores et déjà pour que nos travaux respectent la faune et la flore. Comment ? Notamment en déployant un logiciel capable d’évaluer l’impact de nos chantiers sur les milieux naturels. Cet outil, appelé SIGnal, vient de souffler sa première bougie ! L’occasion de dresser le bilan d’une année d’expérimentation et d’envisager les perspectives à venir.

SIGnal, qu’est-ce que c’est ?

Déployé fin 2014 sur l’ensemble du territoire, le logiciel SIGnal (Système d'Information Géographique nature et aménagement linéaire) est utilisé au sein de nos bureaux d’études depuis janvier 2015. Son rôle ? Identifier les risques de nos chantiers sur la biodiversité (banalisation de la flore, propagation d’espèces envahissantes…) pour pouvoir adapter nos modes opératoires si nécessaire.

> En savoir plus sur l’outil et son fonctionnement.

Sensibiliser nos équipes à la biodiversité avec SIGnal, pari relevé !

Les premiers pas de SIGnal sont encourageants. Ce sont en effet au total près de 600 diagnostics qui ont été réalisés par nos bureaux d’études en 2015, et ce, dans toutes les régions. « Le déploiement s’est très bien passé, se félicite Eric Chabert, attaché développement durable chez GRDF. SIGnal a permis de sensibiliser les bureaux d’études et l’ingénierie à la notion de biodiversité. Nos équipes se rendent compte que les travaux réalisés sur nos chantiers peuvent avoir un impact sur la nature et qu’il est donc important d’anticiper et de maîtriser les risques ». Autre point positif : en permettant de repérer les zones protégées, SIGnal apparaît comme un véritable outil pour respecter la réglementation environnementale.

Prochaine étape : on passe à l’action

À partir de 2016, un nouveau défi se profile : faire en sorte que les diagnostics émis par SIGnal débouchent sur des actions spécifiques sur le terrain lorsque cela est nécessaire. Pour cela, la priorité est de renforcer le dialogue entre nos équipes et les collectivités territoriales, les associations environnementales, les gestionnaires d'espaces protégés ou encore les aménageurs. « Une fois qu’un chantier à fort risque pour la biodiversité sera repéré, nous proposerons l’appui d’un expert du Muséum national d’Histoire naturelle, explique Eric Chabert. Ce dernier vérifiera si le risque est effectif et accompagnera les équipes terrain dans la mise en place d’actions spécifiques ».

Ainsi, de nombreuses mesures concrètes pourront être envisagées : tri et réutilisation des terres lors de la réalisation de tranchées pour respecter la nature des sols, protection des arbres, délimitation des voies de circulation et des zones de stockage des engins et du matériel, mise en place d’une voie de circulation des engins à l’aide d’un géotextile, utilisation de pneus basses pression ou de chenilles… à chaque chantier à risque, une solution pour préserver la biodiversité !

Haro sur les espèces exotiques envahissantes !

Parmi les principales menaces qui pèsent sur la biodiversité figurent les espèces exotiques envahissantes. Or, le risque n’est pas absent des chantiers. « Les roues mal nettoyées d’un engin peuvent par exemple transporter des graines d’espèces exotiques envahissantes et ainsi favoriser la propagation », raconte Eric Chabert. Afin de préserver les écosystèmes, nous élaborons un guide d’identification de ces espèces, en collaboration avec le Muséum national d’Histoire naturelle et la Fédération Nationale des Travaux Publics. À terme, ce guide sera intégré à l’outil SIGnal pour enrichir encore le processus.

 


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