GRDF : la relation client doublement à l'honneur

Pour la première fois, GRDF, GRTgaz, SPEGNN et TIGF publient un bilan prévisionnel pluriannuel commun de la demande de gaz en France. Cette vision prospective à l’horizon 2035 s’inscrit dans le cadre de la loi relative à la transition énergétique pour la croissance verte. Désormais, les gestionnaires des réseaux de transport et de distribution de gaz ont la responsabilité d’établir ce document de référence sur les perspectives d’évolution de la consommation de gaz et de la production de gaz renouvelable.

Le gaz, énergie indispensable à la transition énergétique

En 2015, la consommation de gaz en France a représenté 461 TWh, dont environ 53% dans les bâtiments résidentiels et tertiaires, 36% dans l’industrie et 11% dans la production d’électricité. En 2035, les opérateurs estiment que le volume de gaz consommé devrait être compris entre 336 TWh et 516 TWh avec un scénario de référence à 385 TWh. Cette perspective de réduction de la consommation cohérente avec les objectifs de la loi de transition énergétique, s’explique principalement par les gains attendus en matière d'efficacité énergétique et le déploiement d’équipements toujours plus performants et économes.

Pour autant, le développement des nouveaux usages du gaz comme les conversions dans l’industrie, le biométhane, ou le gaz carburant, devrait contrebalancer cette perspective. Les avantages économiques et environnementaux du gaz grâce à de moindres émissions de CO2 et de particules, en font une solution d’avenir aux côtés des gaz renouvelables qui couvriront 10% de la consommation à horizon 2030. Les opérateurs d’infrastructures gazières soulignent à ce titre la nécessité d’un cadre clair et de mesures d’accompagnement adaptées pour développer les installations de production de biométhane, soutenir la filière gaz dans la mobilité et favoriser le développement de nouvelles générations de gaz renouvelables. Le niveau de la demande de gaz dépendra aussi de l’évolution du mix énergétique pour la production d’électricité, en particulier de la part du nucléaire et de l’activité des barrages hydrauliques.

Aujourd’hui, les réseaux de distribution et de transport gaz deviennent de plus en plus « intelligents » et ont vocation à accueillir de nouvelles formes de production décentralisée d’énergie tels que des équipements performants de types micro-cogénérations, pompes à chaleur au gaz ou piles à combustibles. Ces solutions d’avenir décentralisées font émerger une gestion plus dynamique du réseau, l’inscrivant dans une logique d’économie circulaire et de complémentarité entre les systèmes gazier et électrique. En 2035, le nombre de logements chauffés au gaz devrait progresser d’environ 1,4 million et les surfaces tertiaires chauffées au gaz pourraient croître de plus de 100 millions de m2.

Le bilan prévisionnel pluriannuel 2016-2035 constitue un outil de transparence visant à éclairer le dialogue sur les enjeux stratégiques liés aux systèmes énergétiques de demain.