Dossier spécial chaudière à condensation collective

Une solution au rendez-vous de la transition énergétique

La généralisation des appareils de chauffage performants s’accélère aujourd’hui par des obligations réglementaires :

1. La Réglementation thermique qui s’applique aux bâtiments neufs comme aux bâtiments existants qui font l’objet d’une rénovation

La réglementation thermique des bâtiments existants impose une efficacité énergétique minimale lors du remplacement des équipements de chauffage. L’installation d’une chaudière à condensation permet de répondre à cette exigence.

2. La Directive européenne sur l’éco-conception - Energy Related Product (ERP) (règlement européen 813/2013)

Cette directive impose des rendements minimaux pour toutes les chaudières gaz de plus de 70 kW et moins de 400 kW, commercialisées depuis le 26 septembre 2015, 95,5% PCI à pleine charge et 104,4% PCI à 30% de charge. Concrètement, cela revient à imposer des technologies plus performantes telle que la condensation pour les chaudières au gaz naturel.

Pour accompagner l’acquisition d’équipements performants comme les chaudières à condensation, différentes aides financières sont toujours disponibles, telles que :

  • Les Certificats d’économies d’énergie - CEE

La mise en place d’une chaudière collective à condensation dans un immeuble de logements permet de prétendre à des Certificats d’Economies d’Energie (CEE).

A savoir
La fiche CEE est accessible sur le site du ministère de l’environnement et du développement durable (attention à bien se référer aux fiches de la 3e période !).

  • Le Crédit d’impôt transition énergétique (CITE)

La chaudière à condensation au gaz naturel est éligible au Crédit d’impôt transition énergétique.

  • L’Eco-prêt à taux zéro (Eco-PTZ)

L’éco-PTZ « copropriétés » permet de financer des travaux de rénovation énergétique dans les copropriétés.
En savoir plus sur l'éco-PTZ

Pour bénéficier de ces aides, la chaudière collective doit être mise en place par un professionnel titulaire d’une qualification RGE (Reconnu Garant de l’Environnement).

La chaudière à condensation collective au gaz naturel : une solution optimale pour le chauffage des copropriétés

Une chaufferie collective d’immeuble de copropriété se compose :

•    D’une (ou plusieurs) chaudière(s) à condensation collective(s)
•    De ballon(s) de stockage d’eau chaude sanitaire
•    Du (des) circuit(s) de chauffage
•    Du réseau de distribution d’eau chaude sanitaire (ECS)

Les chaudières à condensation peuvent être au sol ou murales.

Les atouts de cette solution

Cette solution présente à la fois des avantages pour la copropriété mais également pour l’ensemble des copropriétaires.

Pour la copropriété :

•    Une unique installation de chauffage et d’ECS pour l’immeuble
•    Solution connue et maîtrisée par la filière
•    Entretien mutualisé
•    Des performances proches de 100 % dans toutes les conditions d’utilisation

Pour chaque copropriétaire :

•    Pas d’encombrement dans les logements
•    Pas de contrat d’entretien à souscrire individuellement
•    Réduction des charges par rapport aux anciennes générations de chaudières

Le principe de fonctionnement de la chaudière à condensation

Le principe de la chaudière à condensation est de récupérer la chaleur latente en condensant la vapeur d’eau contenue dans les produits de combustion.

Etape 1 : le circuit d’eau est réchauffé par le brûleur gaz naturel. En plus de la chaleur dégagée, la combustion émet des produits contenant de la vapeur d’eau à haute température.

Etape 2 : l’eau chaude produite est distribuée aux émetteurs de chauffage via le circuit de chauffage.

Etape 3 : les produits de combustion se refroidissent au contact du retour du circuit de chauffage qui revient dans le condenseur. Au cours de ce processus, tout ou partie de la vapeur d’eau contenue dans les produits se liquéfie, et la chaleur récupérée contribue à chauffer l’eau du circuit de chauffage.

Etape 4 : les condensats résultant de la condensation des produits sont évacués vers le réseau d’eaux usées.
En récupérant cette chaleur latente, les chaudières à condensation bénéficient d’un surplus d’énergie et consomment donc moins d’énergie que des chaudières traditionnelles.

Une installation qui influe sur les performances

Afin de réaliser un dimensionnement optimal de la chaufferie, le profil des besoins thermiques (soit la monotone de puissance) doit être connu. Définir la monotone de puissance, qui représente le nombre d’heures durant lesquelles la puissance thermique est appelée au cours de l’année, permet de :

  • Confirmer et optimiser le calcul des déperditions de chauffage
  • Identifier la pointe de production d’ECS
  • Identifier les taux de charge partielle dans le cas de plusieurs chaudières montées en série hydraulique

A partir de cette analyse, il est facile d’estimer les rendements (performance) instantanés de l’installation à partir des données de rendement de la chaudière.

Production d’Eau Chaude Sanitaire : la puissance nécessaire pour la production d’ECS est calculée à partir des éléments suivants :

  • le volume journalier
  • le volume et la durée de la pointe pluri-horaire
  • le volume dix minutes

Dès lors, il est possible de déterminer le système de production d’ECS : production accumulée, semi-accumulée, semi-instantanée ou instantanée.

Une étude précise doit être effectuée par un bureau d’études afin d’installer l’équipement le plus opportun et ainsi garantir les meilleures performances.

Maintenance

L’entretien doit être effectué selon prescriptions de l’ arrêté du 15 septembre 2009 relatif à l'entretien annuel des chaudières dont la puissance nominale est comprise entre 4 et 400 kilowatts.
La personne qui a la charge de l'entretien doit faire appel à un professionnel qualifié.
La maintenance a pour objectif de vérifier le bon fonctionnement de l’appareil, de modifier si nécessaire les paramètres de fonctionnement afin de s’adapter au plus juste aux besoins de la copropriété.
Elle permet aussi de garantir une durée de vie optimale de l’appareil et des performances maximisées durant toute la durée d’utilisation.