L’avant-projet, pièce maîtresse de la rénovation de la copropriété Le Clos Bronzac

Fin 2014, la copropriété Le Clos Bronzac, à L’Haÿ-les-Roses (95) a mis en service sa nouvelle chaufferie, passée du fioul au gaz naturel pour les 45 logements de la résidence. Malgré une contrainte technique importante, le bon déroulement des travaux est dû en grande partie à l’avant-projet précis réalisé en étroite collaboration avec GRDF.

 

À la fin de l’année 2014, la résidence Le Clos Bronzac a vécu une petite révolution énergétique. Gérant les 45 logements de l’ensemble, le syndic de copropriété Immo de France avait en effet proposé à la copropriété de rénover la chaufferie. Au final, grâce à un avant-projet détaillé réalisé par le bureau d’études Perspective Énergie s’appuyant sur une coopération très en amont avec GRDF, la rénovation globale des installations de production et distribution a été décidée et mise en œuvre en 8 mois.

Un paysage classique auquel a fait face Stéphane Saci, de Perspective Énergie, qui a choisi une solution éprouvée, efficace et simple à mettre en œuvre : « En copropriété, toutes les installations au fioul sont généralement changées en dispositifs gaz, parce que dans la durée le prix de l’énergie est favorable à ce dernier. Ensuite, nous avons choisi la chaudière à condensation car ses gains en rendement sont élevés. De plus, comparé à une chaudière classique, les modèles à condensation n’occasionnent aujourd’hui pratiquement plus de surcoût en termes de matériel, ils permettent également de bénéficier d’un crédit d’impôts (NDLR : 15 % sur la fourniture au moment des travaux, 30 % sur la chaudière en 2016) et de la valorisation des certificats d’économie d’énergie. Nous avons donc soumis un avant-projet précis au syndic. Avant travaux, le budget fioul de la copropriété s’élevait à 72 700 euros par an. Il comprenait le fioul, l’entretien et la garantie totale, c’est-à-dire le remplacement du matériel à neuf par de l’identique en cas de panne. Dans notre avant-projet, nous sommes partis sur un budget annuel de 72 500 euros, qui comprenait le gaz, l’entretien, la garantie totale mais aussi le financement des travaux. La copro n’avait aucune avance de frais à faire. L’avant-projet prévoyait un retour sur investissement au bout de 6 ans et demi, et au vu des résultats de la première année post-travaux, nous avons été exactement en accord avec ces prévisions. Les gains sont de l’ordre de 15 % sur le rendement des installations, auxquels il convient d’ajouter la différence de prix entre le fioul et le gaz, moins onéreux. »

 

Aqueduc historique = contrainte technique

Mais si la solution de rénovation choisie, aisément reproductible, ne se démarque pas spécifiquement, il n’en va pas de même de l’installation proprement dite, qui a dû composer avec un environnement particulier, ainsi que le rappelle Monsieur Saci : « Cette rénovation comportait une contrainte technique particulière pour passer les conduits entre la rue et la chaufferie, car un aqueduc souterrain historique (l’aqueduc de la Vanne, qui date du XIXème siècle et achemine l’eau potable de la Bourgogne à Paris) traverse le sous-sol de la copropriété. Il fallait donc réaliser d’importants travaux d’amenée du gaz dans cette configuration. GRDF a été un soutien précieux sur ce point également. » Grâce à cette implication forte de GRDF, la réfection énergétique du Clos Bronzac est allée au-delà d’un remplacement de la chaudière. L’installation a été totalement remise aux normes. « Nous avons installé 2 chaudières gaz à condensation neuves ; les pompes et le système de régulation de chauffage ont été changés, nous avons mis des vannes d’équilibrage, toute la production d’eau chaude sanitaire a été revue… », souligne Monsieur Saci. Ont également été assurés le désembouage des installations, des travaux de calorifugeage de la chaufferie afin de réduire au maximum la déperdition thermique, le remplacement des vannes en pied de colonne de chauffage ou encore l’équilibrage hydraulique des installations. « C’est une satisfaction de rendre au client un projet qui correspond à l’avant-projet que nous avons établi », conclut Stéphane Saci.