Le Grand Palais de Nice : une rénovation globale qui a intégré le gaz naturel

Sur la Riviera, au 2 bis, boulevard de Cimiez, le Grand Palais évoque la splendeur architecturale de la Belle Époque. Plus haut édifice construit alors, avec ses neuf étages, cet emblème historique de la ville de Nice, jadis un des plus beaux hôtels de la Côte transformé en appartements et labellisé « Patrimoine du XXème siècle » depuis 2007, a vu son bâtiment A, faire l’objet d’une rénovation globale de sa chaufferie vapeur en 2012.

La chaudière principale alimentée au fioul a été remplacée par 2 chaudières indépendantes à vapeur et brûleur gaz de 400 kW chacune. Toutes les régulations ont été refaites, un calorifugeage traditionnel a été entrepris et la chaudière alimentant l’eau chaude sanitaire a également été remplacée. « Vu la technologie utilisée et les inconvénients du fioul dans une telle copropriété – les problèmes de remplissage, d’odeurs, de maintenance de filtres à nettoyer… notamment –, le seul moyen était de passer en brûleur gaz, précise M. Cervoni, chargé d’affaires chez SETHEC, qui a assuré l’installation. Nous avons donc neutralisé la cuve, tiré 80 mètres de tuyaux de gaz pour rallier la chaufferie – située à l’arrière du bâtiment, donc d’un accès difficile, ce qui a nécessité que nous assemblions le corps de chauffe sur place, d’où notre choix de ce modèle vapeur – et assuré l’intégration du poste gaz dans le mur en pierre de taille à l’arrière du bâtiment. »

« À l’époque, le prix du fioul était de 0,66 €/l ; et la consommation annuelle, de 193 000 litres, se souvient Jean Florino, du bureau d’études Florino. Le passage au gaz a permis d’économiser plus de 40 000 euros par an, abonnement et comptage inclus. »

La rénovation en chiffres

  • 100 appartements concernés
  • 2 chaudières à vapeur et brûleur gaz installées pour le chauffage
  • 1 chaudière hydraulique classique pour l’ECS
  • Plus de 40 000 euros d’économies par an