Europe : ces pays qui carburent au GNV !

Alors que le GNV n’en est encore qu’à ses débuts en France, dans certains pays d’Europe il est déjà largement plébiscité. Italie, Allemagne, Suède, zoom sur trois pays où la mobilité durable roule déjà plein gaz au GNV ! 

L’Italie, championne européenne du GNV

850 000 véhicules roulant au gaz carburant, 960 stations d’avitaillement dont 95 % ouvertes au public… L’Italie décroche la palme du pays européen où le marché du GNV, sous sa forme comprimée est le plus étendu et le plus mature. Le virage GNV a été pris dès le 1er choc pétrolier de 1973, sous l’impulsion de l’Etat, toutefois la filière a véritablement pris de l’ampleur dans la Péninsule à partir de 2001.

Les clés du succès ?

  • D’abord, un engagement fort des différentes parties prenantes, soutenues par une volonté politique. En effet, la croissance importante du parc de véhicules GNV résulte d’un accord entre l’Etat italien, le fournisseur de gaz ENI et le constructeur FIAT pour mettre en place des incitations à l’achat de véhicules motorisés GNV.
  • Ensuite, un maillage efficace du territoire, avec des stations ouvertes au grand public, accessibles 24h/24, et situées dans des zones pertinentes : en périphérie des grandes agglomérations, le long des axes à forte fréquentation, etc.
  • Enfin, un prix à la pompe qui fait la différence et qui crée la demande : en Italie, le prix du gaz naturel carburant équivaut à 45 % de celui du diesel.

L’Allemagne, coureuse de fond du GNV

En Allemagne, la volonté de développer le GNV est née de la forte préoccupation écologique gouvernementale qui a fédéré l’ensemble des acteurs de la filière (constructeurs automobiles, sociétés gazières, distributeurs de carburant, instituts de recherche) en une coalition nationale. Lancée en 2003, la stratégie allemande a tout d’abord consisté à déployer un réseau de stations-service décentralisé. Toutefois en 2011, le pays recadre sa stratégie. Il se dote alors d’une feuille de route précisant clairement les objectifs à horizon 2020 :

  • Atteindre les 1,4 millions de véhicules GNV.
  • Créer une offre carburant composée d’au moins 20 % de biométhane.
  • Développer un réseau de 1 300 stations publiques.

Malgré ces actes forts, il existe toujours un décalage entre le nombre de stations et la quantité effective de véhicules roulant au GNV. Cependant, les Allemands en sont pleinement conscients et on intégré ce décalage temporel dans leur stratégie. Ainsi, le réseau des stations services a notamment pour objectif de créer le cadre de confiance nécessaire à l’acte d’achat de véhicules.

La Suède, pionnière du bioGNV

Très sensible aux questions environnementales, la Suède a tout de suite misé sur la version renouvelable du gaz carburant : le biométhane ou bioGNV (gaz produit à partir de déchets organiques). Aujourd’hui, ce dernier alimente plus de 60 % des véhicules suédois ! Cela a été rendu possible grâce au développement de stations GNV sur l’ensemble du territoire et à la conversion de flottes de bus municipaux, de bennes à ordures et de transports régionaux. Chose inédite, les Suédois ont également su créer la demande en mettant en place des mesures incitatives telles que la gratuité des parkings publics.

Le GNV au-delà des frontières
Il n’y a pas que les Etats qui œuvrent pour une mobilité durable au gaz carburant. Au niveau européen aussi, les choses bougent ! Ainsi, fin septembre 2014, la directive Alternative Fuels Infrastructures (AFI) a été adoptée par le Conseil de l’Union européenne. Son objectif ? Réduire la dépendance de l’Europe au pétrole en déployant des infrastructures de recharge pour les carburants alternatifs, dont le gaz carburant.


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