Véhicules au GNV : un partenariat qui roule en île-de-France !

23 décembre 2014

Face aux fréquents pics de pollution à Paris et en Ile-de-France, l'usage du gaz naturel véhicules (GNV) pour alimenter les moyens de transport urbains apparaît comme une solution évidente. Conscient des atouts écologiques de ce gaz carburant, GrDF unit ses forces à la ville de Paris, le SIGEIF, La Poste et la Région Île-de-France pour rendre possible son développement à grande échelle. Eclairage sur le partenariat signé le 18 décembre 2014 à l'Hôtel de Ville.

Une étape décisive pour lutter contre la pollution atmosphérique

« Afin de réduire la part des véhicules diesel et améliorer la qualité de l'air, nous devons développer des alternatives plus respectueuses de l'environnement et accessibles à tous », souligne Christophe Najdovski, adjoint à la Mairie de Paris en charge des transports. Dans cette optique, le partenariat visant à développer le GNV permet de faire un pas en avant vers la construction de mobilités moins polluantes.

En tant qu'expert de l'énergie gaz et acteur clé de la filière biométhane, chez GrDF, on est là pour partager notre savoir-faire avec l'intégralité des parties prenantes. L'objectif : élaborer, ensemble, un projet commun de mobilité durable. Ce dernier consiste notamment à :

  • équiper les flottes de la ville de Paris et de La Poste en véhicules GNV ;
  • convertir les stations-service existantes de la capitale en stations multi-énergies (GNV, produits pétroliers et électricité) ;
  • créer de nouvelles stations d'avitaillement en Île-de-France avec le SIGEIF.

La Région, quant à elle, apportera une aide financière pour créer et transformer les stations-service.

Les bonnes raisons de choisir le GNV
Choisir le GNV, c'est opter pour un carburant écologique respectueux de la santé et de l'environnement :

  • 20 % de réduction d'émissions de C02 par rapport à l'essence ;
  • jusqu'à 90 % de réduction d'émissions de particules fines et d'oxyde d'azote par rapport à un véhicule diesel de norme Euro 2 à Euro 5.

Rouler au GNV aujourd'hui, c'est rouler au bioGNV demain. Tous deux composés de méthane, ils sont identiques, seul le traitement qu'ils reçoivent les différencie. Plus il y aura de sites de méthanisation injectant du biométhane dans le réseau de distribution de gaz naturel, plus la part de biométhane, et donc de bioGNV, sera importante dans la consommation des véhicules. En tant qu'énergie renouvelable, le biométhane carburant permet de réduire de 98 % les émissions de gaz à effet de serre par rapport à l'essence et au gazole.

Aujourd'hui, l'Ile-de-France compte déjà 3 sites d‘injection de biométhane : Chaumes-en-Brie, Ussy-sur-Marne et Sourdun.

Un partenariat en accord avec les objectifs de la transition énergétique

Le gaz naturel est une énergie d'avenir qui a toute sa place dans la transition énergétique. De ça, chez GrDF, on en est convaincu ! C'est pourquoi, comme le souligne notre Directeur Général Sandra Lagumina, « nous avons l'ambition de participer à la construction de la filière du GNV et du bioGNV, qui constitue l'une des meilleures réponses aux défis de la mobilité de demain ».

Aussi, dans notre scénario Facteur 4, nous prévoyons que 42 % des transports en France rouleront au GNV d'ici 2050. Une prévision proche de celle de l'ADEME qui estime la proportion de gaz carburant à 45 %. D'autre part, le biométhane carburant, en tant qu'énergie verte, participe directement à l'objectif de l'Union européenne d'atteindre 10 % d'énergie renouvelable dans les transports d'ici 2020.

Un carburant en plein essor dans l'Hexagone
S'inspirant de modèles européens qui ont fait leur preuve (près de 1 million de véhicules roulent au GNV en Italie, 100 000 en Allemagne…), la France développe de plus en plus les infrastructures et l'usage du gaz carburant. De nombreuses flottes automobiles d'entreprises de la grande distribution (Monoprix, Castorama, Point P, Carrefour, Biocoop…) roulent déjà au gaz, et les deux tiers des villes de plus de 200 000 habitants l'utilisent pour alimenter leurs bus et leurs véhicules de collecte de déchets :

  • à Paris, 80 % des bennes à ordures roulent actuellement au gaz carburant, soit environ 400 bennes ;
  • à Toulouse, 50 % des bus fonctionnent au GNV ;
  • à Nantes, plus de 300 bus sont alimentés en gaz carburant ;
  • à Lyon, une réflexion a été lancée pour développer le GNV dans l'agglomération, et notamment pour le transport routier de marchandises en zones urbaines et périurbaines.

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