Le gaz naturel au service de l’agroalimentaire : oui, mais comment ?

23 janvier 2015

Des fruits confits aux saveurs d'antan, du saumon fumé, des tomates mûres et goûteuses… et si le gaz naturel contribuait à optimiser les procédés de fabrication chez les industriels de  l'agroalimentaire et à fournir des produits de qualité aux consommateurs ? Chez GrDF, on accompagne au quotidien les industriels et les producteurs en mettant à leur disposition diverses solutions technologiques fonctionnant au gaz naturel. Tour d'horizon.

4 bonnes raisons de choisir le gaz naturel
Le gaz naturel présente de nombreux atouts pour le secteur agroalimentaire :

  • il reste l'une des énergies les plus économiques et son coût d'exploitation est avantageux ;
  • il est disponible en continu et garantit ainsi une sécurité d'approvisionnement ;
  • il est performant sur le plan énergétique et faiblement émetteur de gaz à effet de serre (30 à 50 % d'émissions de CO2 en moins par rapport aux autres combustibles) ;
  • il convient à des usages multiples et permet le fonctionnement de process industriels ou agricoles exigeants.

Secteur agroalimentaire : des technologies performantes pour la production de vapeur et d'eau chaude

« Dans le secteur agroalimentaire, le gaz naturel permet, entre autres, de produire de l'eau chaude ou de la vapeur, explique Grégory Verbrugghe, responsable du marché industrie chez GrDF. Cette eau chaude et cette vapeur servent ensuite pour de multiples applications : décongeler, cuire, stériliser, sécher, hydrater, nettoyer, etc. ». Conscients de cette grande diversité des usages, chez GrDF, on adapte nos solutions aux besoins et aux contraintes de chacun ! Notre objectif reste cependant le même pour tous : proposer des équipements performants qui génèrent des économies financières et énergétiques. Découvrez ci-dessous quelques-unes de nos technologies pour l'agroalimentaire !

Sécher des fruits confits avec une chaudière vapeur

A Apt (Vaucluse), l'entreprise familiale Aptunion utilise la vapeur produite par chaufferie au gaz naturel dans les différentes étapes de fabrication de cerises confites. Elle permet notamment d'alimenter les tunnels de séchage des fruits. A la clé ? Une baisse de 25 % du coût d'exploitation et 1 062 tonnes de CO2 économisées chaque année !

Nettoyer un site de façonnage de produits de la mer avec l'eau chauffée par une solution novatrice

A Fécamp (Haute-Normandie), la société Delpierre a recours à un équipement innovant : un condenseur. Couplé à un ballon d'eau chaude fonctionnant au gaz naturel, ce dernier récupère et valorise la chaleur des fumées. Résultat : une amélioration du rendement de la production d'eau chaude de plus de 10 points et 80 m3 d'eau chaude sanitaire à 65°C produite par jour afin de garantir la propreté du site !

La cogénération, un procédé énergétique innovant

Chez GrDF, on accompagne le développement de la cogénération, notamment dans le secteur agroalimentaire. Ce système permet de produire simultanément de la chaleur et de l'électricité, à partir d'une seule énergie primaire : le gaz naturel.

La chaleur peut, par exemple, être utilisée pour chauffer des serres. Ainsi, des producteurs bretons comme les EARL Kervistic, ont déjà recours à cette technologie pour cultiver et produire leurs tomates.

L'électricité, quant à elle, peut être consommée directement sur site ou revendue pour être injectée dans le réseau électrique public local.
La mise en place d'une cogénération permet ainsi de réduire la facture énergétique globale des entreprises, de développer leur activité et contribue aussi à une plus grande indépendance énergétique des territoires. « La dépendance énergétique de la Bretagne est une préoccupation de cette région, précise Grégory Verbrugghe. La cogénération apparaît donc comme une réponse pour retrouver une certaine autonomie énergétique ».

Enfin, avec la cogénération, tout est valorisable : le CO2 émis par le procédé est récupéré, traité, puis injecté dans la serre pour favoriser la photosynthèse des plants. Un gain de productivité et un vrai modèle d'économie circulaire !

Serres de Kervistic : les atouts de la cogénération

Inaugurée en décembre dernier à Mespaul (29), la cogénération des serres de l'EARL de Kervistic permet « avec ses 20 MW, d'avancer sur la sécurisation de l'alimentation de la région en réponse aux problèmes de pointe électrique, mais aussi de contribuer à la compétitivité des serristes du territoire », explique Sandra Lagumina, directeur général de GrDF. Elle permettra également de gagner au moins 20 % d'énergie primaire par rapport à des moyens de production de chaleur et d'électricité séparés et « de développer l'activité de l'entreprise, de la pérenniser, mais aussi de créer de nouveaux emplois », précise Régis Lejeune, gérant de l'EARL.